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  <title>Blog de Julien Desplanques</title>
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  <title>Du courage en politique</title>
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  <issued>2008-05-02T17:14:54+00:00</issued>
  <modified>2008-05-02T17:14:54+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>A un moment où il y a une certaine agitation en ce qui concerne les crimes commis au Tibet, il est intéressant de voir ce que disait un homme politique français du temps passé face à un "détail de...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;&lt;br /&gt;
A un moment où il y a une certaine agitation en ce qui concerne les crimes commis au Tibet, il est intéressant de voir ce que disait un homme politique français du temps passé face à un &quot;détail de l'histoire&quot; similaire et très différent à la fois. Il s'agit de Jean Jaurès à la tribune du Palais-Bourbon, il parle du génocide arménien: &quot;Les femmes enceintes éventrées et leur f&amp;#339;tus embrochés et promenés au bout des baïonnettes; et des filles distribuées entre les nomades kurdes et violées jusqu'à ce que les soldats les ayant épuisées d'outrages les fusillent enfin en un exercice monstrueux de sadisme avec des balles partant du bat ventre et passant au crâne, le meurtre s'essayant à la forme du viol; et le soir auprès des tentes... Les grandes fosses creusées pour tous ces cadavres; et les prêtres décapités et leurs têtes ignominieusement placées entre leurs cuisses... Voilà ce qui été fait, voilà ce qu'a vu l'Europe, voilà ce dont elle s'est détournée...&quot;
&lt;br /&gt;Je rappelle pour ceux qui l'auraient oublié que le président Sarkozy a revendiqué pendant la campagne présidentielle une partie de l'héritage jaurèssien. Depuis qu'il a été élu, cela ne la pas empêché de recevoir Kadhafi, d'aller saluer les progrès en Tunisie et d'être pour le moins discret sue ce qui se passe au Tibet.
Bonne journée à tous.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Les tabous de l'école</title>
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  <issued>2008-02-14T15:29:18+00:00</issued>
  <modified>2008-02-14T15:29:18+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Il s'agit du sexe et de la politique. Ces deux thèmes sont bannis par l'enseignement. A mon sens c'est une vaste hypocrisie, mais c'est comme ça. Se pose alors une longue liste de questions:  Comment...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Il s'agit du sexe et de la politique. Ces deux thèmes sont bannis par l'enseignement. A mon sens c'est une vaste hypocrisie, mais c'est comme ça. Se pose alors une longue liste de questions:&lt;br /&gt;  Comment éviter les débordements si vous parlez d'Eurodisney (géographie du tourisme)? Doit-on supprimer &quot;Les fleurs du mal&quot;? Zola et Maupassant doivent ils être bannis des programmes? Plus technique, comment éviter que les élèves ne vous posent des questions sur la façon de limiter les naissances lors de la transition démographique du 18eme siècle? Quel est le moyen de faire comprendre la différence entre la droite et la gauche sans évoquer des mesures, des actions politiques.  Comment ne pas prononcer des mots comme &quot;lutte des classes&quot; quand les actionnaires récupèrent la totalité des bénéfices et que les salariés sont mis au chomage (remerciés)? Les élèves vous interrogent aussi la dessus, si si. Comment ne pas être précis quand vous parlez de l'excision à l'occasion de la journée mondiale de la femme? On pense aussi à la gegenne en Algérie&lt;br /&gt;
Allez en fait, ces questions n'en sont pas. J'ai déjà la réponse. Le mieux reste de dire les choses simplement, sans mentir aux gamins. En ce qui concerne la politique je dis aux élèves que je vote plutôt à gauche, c'est plus honnête que de ne rien dire et d'essayer de manoeuvrer en douce. Si les élèves posent des questions trop précises je leur dis que j'ai un devoir de réserve. Sur le sexe je comprends les collègues qui évitent le sujet, il suffit de voir les effets de quelques mots dans une salle de classe. Dans ce cas là il faut balancer quelques considérations bien senties sur le degré de frustration des jeunes. Ca calme tout le monde.&lt;br /&gt;
Refuser d'aborder ces sujets tabous est sans doute plus confortable, mais préjudiciable pour les élèves. Je ne prendrai qu'un exemple, un extrait de copie:&quot;Les américains n'en ont rien à foutre des autres&quot;. La jeune fille qui a ecrit cela est en seconde année de B.E.P.. Cela veut dire qu'aucun enseignant auparavent n'a eu le courage de lui expliquer que le &quot;foutre&quot; c'est le sperme et qu'en cas de conjugaison cela veut dire éjaculer. Chacun peut imaginer l'effet dévastateur de ce genre de vocabulaire dans une copie d'examen.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;</content>
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  <title>Le sang noir</title>
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  <issued>2007-09-25T20:04:11+00:00</issued>
  <modified>2007-09-25T20:04:11+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Avec un titre comme ça vous devez penser que je vais vous parler d'une de mes interventions de pompier. Avec du sang séché qui macule les murs. Vous vous trompez et votre voyeurisme en est pour ses...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Avec un titre comme ça vous devez penser que je vais vous parler d'une de mes interventions de pompier. Avec du sang séché qui macule les murs. Vous vous trompez et votre voyeurisme en est pour ses frais. C'est le titre d'un livre de Louis GUILLOUX, un livre d'enfer, le genre de livre que les profs aiment. Un livre qui donne la rage -de ne pas avoir le talent pour faire une chose similaire. Les profs l'aiment car c'est le martyrat d'un prof, narcissisme oblige. Mais pas seulement, c'est la dénonciation de la guerre, de la bêtise et de la bassesse humaine. A priori donc rien d'original c'est vrai dans le propos, mais tellement de talent dans l'écriture et la façon de croquer portraits et situations. Le genre de livre qui enchante et désespère à la fois car il ressemble un peu à l'inaccessible étoile. Gide disait de ce livre qu'il offrait de quoi perdre pied. Il avait raison, mais ce que j'aime aussi c'est ce côté noblesse des ringards, apologie des esquintés de la vie, disqualifiquation des valeurs qui ont conduit à la boucherie. Je vais sans doute étudier un passage avec mes élèves. Celui de la décoration d'une dame patronesse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;Non pas des rubans. En bonne justice il faudrait leur remettre aux uns&amp;nbsp;: une tête, aux autres&amp;nbsp;: une jambe ou un bras. Hein? Que serait cette Mme Faurel avec la tête de son valet de chambre accrochée par les cheveux à son sein&amp;nbsp;? Et Nabucet, avec une jambe rivée à la boutonnière de sa requimpette&amp;nbsp;? Et ainsi de suite&amp;nbsp;! Aux femmes amoureuses, aux belles Yseult, on ferait de splendides colliers avec les yeux pétrifiés de leurs Tristans - tu ne me quitteras jamais, dis, mon chéri, tu n'es qu'à moi et je saurai bien te garder! - Quant à M. Babinot, oh! celui-là, il aurait droit à un cadavre tout entier. Celui d'un général&amp;nbsp;? Pas très courant, hélas&amp;nbsp;! Celui d'un commandant par exemple. Cela donnerait lieu à une émouvante cérémonie qui se déroulerait en grande pompe au Champ-de-Mars, les troupes de la garnison étant rassemblées pour une prise d'armes. Le cadavre serait amené sur un affût de canon, un cadavre bien entier, de préférence un gazé ou un etranglé - puisqu'on s'étranglait aussi&amp;nbsp;! - bref un cadavre à qui il ne manquerait rien du tout que de n'en être pas un. De sa belle voix claironnante, le général en ferait la remise solennelle à Babinot qui le chargerait sur ses épaules en décomposant - un - deux - trois! - tandis qu'on sonnerait aux champs. Ca, ça serait du beau travail&amp;nbsp;! Ca ça pourrait s'appeler décorer les gens&amp;nbsp;! Voilà qui ne tromperait personne&amp;nbsp;! Plus tard, quand de loin on verrait apparaître Babinot dans la rue, sa décoration sur les épaules, on saurait tout de suite à qui l'on avait affaire, et que ce monsieur avait atteint la plus haute dignité dans la hiérarchie des décorés, qu'il était super-hyper-chevalier commandeur de la Mort. Et ceux qui n'auraient touché qu'une petite oreille arrachée, un petit pied gelé, voire une dent qu'ils feraient monter en broche ou en épingle de cravate, ils n'auraient, ceux-là qu'à saluer bien bas. Petite bière. Et les coeurs&amp;nbsp;? Les coeurs seraient pour les généraux - exclusivité - qui en feraient des pompons à leurs képis, des cocardes à la dragonne de leurs épées, et quand ils seraient à la retraite et dûment gateux&amp;nbsp;: des bilboquets.&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Je ne veux plus des palmes académiques.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Lettres Persanes</title>
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  <issued>2007-08-22T16:21:29+00:00</issued>
  <modified>2007-08-22T16:21:29+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Pendant les vacances je lis les classiques, notamment ceux que les lycéens  subissent en extraits pendant leur scolarité. Quand j'étais élève je les trouvais nuls. C'est un grand échec de l'école, les...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Pendant les vacances je lis les classiques, notamment ceux que les lycéens  subissent en extraits pendant leur scolarité. Quand j'étais élève je les trouvais nuls. C'est un grand échec de l'école, les meilleurs livres mis en lumière par les programmes deviennent aussi lugubres que de l'eau de vaisselle. Heureusement qu'Alexandre Dumas n'est pas étudié. Il deviendrait plus mou que les feux de l'amour. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Aujourd'hui beaucoup de ces auteurs me plaisent. Dans les Lettres Persanes de Montesquieu, un livre très rigolo, j'ai aussi trouvé plusieurs fois la marque d'un esprit supérieur. Ainsi cet extrait de la lettre cent douze: &quot;Nous voyons plusieurs parties de la terre se lasser de fournir à la subsistance des hommes: que savons-nous si la terre entière n'a pas des causes générales lentes et imperceptibles de lassitude?&quot; Si l'une des marques du génie semble être la capacité à voir l'avenir il semblerait bien que, en dehors de ses qualités littéraires, Montesquieu mérite d'être étudié, à défaut d'être aimé, en classe. En fait, je parle pour moi, à seize ans on n'est pas encore assez dégrossi pour aimer l'humour très fin de cet auteur. Vous me direz que la valeur n'attend pas le nombre des années. &lt;br /&gt;
Toujours dans le registre de l'écologie, il y a eu une course de côtes près de chez moi. Nous entendions donc les hurlements du commentateur et les bruits des moteurs. Typiquement le genre de manifestation qui dégage un max de pollution, gêne tout le monde, et coûte très cher. Il y a plusieurs années je suis intervenu en tant que pompier sur un accident lors d'une course du même genre. Le pilote, conscient mais pas frais, avait une grande douleur au dos. Il n'était préoccupé que de sa voiture. Il ne voulait pas qu'on l'esquinte lors de la désincarcération. Moi je disais aux gars: &quot;On s'en fout de la voiture vous le sortez le plus vite possible sans aggraver son état&quot;. Je me disais que si ça se trouvait il ne marcherait plus jamais mais lui était plus intéressé par sa carosserie que par ses vertèbres. Ben vous voyez, ce gars-là mon petit doigt me dit qu'il n'avait pas lu les Lettres Persanes.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Tour des ports de la Manche</title>
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  <issued>2007-07-25T00:42:30+00:00</issued>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>A l'origine c'est une compétition nautique. Quand j'ai dit autour de moi que je le faisais, certains ont dit que c'était un prétexte pour picoler. De fait, l'abstinence n'est pas de mise. Tout a...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;A l'origine c'est une compétition nautique. Quand j'ai dit autour de moi que je le faisais, certains ont dit que c'était un prétexte pour picoler. De fait, l'abstinence n'est pas de mise. Tout a commencé sous les meilleurs auspices car notre bateau s'est vu attribuer le numéro 69. Malheureusement notre chance ne s'est pas manifestée de toute l'épreuve. &lt;br /&gt;
La première étape c'était St Vast La Hougue-Cherbourg. Ca c'est la théorie car au moment de sortir du port les pêcheurs ont bloqué l'entrée... Galère. Ils avaient des revendications concernant la double activité, le fait de pêcher au chalut et de ramasser des casiers par exemple. Bref, c'est un peu toujours la même chose, la ressource est épuisée et c'est sûrement la faute de ces salauds de l'Union européenne. Beaucoup d'entre nous envisagions de jeter des pneus enflammés sur les bateaux de pêche et le simple fait de le dire nous à fait un tel bien que nous ne l'avons pas fait et que nous sommes allés nous désaltérer à la place. Plusieurs fois. Le soir avec les organisateurs de l'épreuve (des collègues enseignants) nous avons fini dans un bistrot. A l'entrée il y avait deux Péruviens en costumes plus ou moins traditionnels qui chantaient &quot;El condor passa&quot; je me suis dit que ça commençait pas mal. Quand nous sommes ressortis nous étions tous les meilleurs amis de beaucoup de gens. On a tout de même failli se bastonner avec des forains, pas brillant tout ça. Le lendemain nous avons rallié Cherbourg sans régater, je n'ai rien vu je vomissais tripes et boyaux en me jurant pour la dernière fois des dernières fois que je ne boirai plus jamais. Le lendemain à Cherbourg l'étape a été annulée à cause du mauvais temps. Pour éviter de donner raison au vieil adage: &quot;Qui trop écoute la météo passe sa vie au bistrot&quot; nous sommes tout de même allés faire un tour en mer, c'était sportif et sympa. Le soir grosse nouba à Cherbourg, malgré une bonne forme je n'ai presque pas bu pour être valide le lendemain. Le lendemain justement, Cherbourg-Guernesey. Comme tous les bateaux ont pris une route près de la côte on s'est dit qu'on allait faire autrement car nous sommes moins expérimentés que nos concurrents et en plus la carte des courants leur donnait raison. Autant dire qu'il n'était pas question de faire comme les autres. Nous sommes presque arrivés les derniers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain nous avons pris le départ avec un léger retard sur les autres et finalement nous avons pris un racourci pour éviter d'arriver après la fermeture des portes du port de Carteret. Ce racourci a malheureusement eu pour effet de nous disqualifier. Pour des compétiteurs comme nous c'était dur, mais bon, c'est pas grave on gagnera l'an prochain.&lt;br /&gt;
Nous avons néanmoins pris le départ pour l'étape Carteret-Jersey. A la fin il n'y avait plus de vent mais il y avait des dauphins, ça valait toutes les victoires. Nous sommes rentrés au moteur, mais, promis, l'an prochain on gagne.&lt;/p&gt;</content>
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  <title>De la bêtise à la folie</title>
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  <issued>2007-06-13T23:49:16+00:00</issued>
  <modified>2007-06-13T23:49:16+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Un chapitre de mon livre était une sorte de florilège de situations ou d'actions particulièrement idiotes. En lisant le magasine "Divine" j'ai relevé un exemple de bêtise crasse: Estelle Sartini...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Un chapitre de mon livre était une sorte de florilège de situations ou d'actions particulièrement idiotes. En lisant le magasine &quot;Divine&quot; j'ai relevé un exemple de bêtise crasse: Estelle Sartini (figure de proue du rugby féminin comme chacun sait) raconte pourquoi elle et ses copines ont quité le Caen rugby club: &quot;On n'était pas considérées. On nous reprochait de faire de l'ombre à l'équipe masculine et de ne pas faire marcher assez le bar.&quot; Si c'est vrai c'est un bel exemple de stupidité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Evidemment quelqu'un qui écrit sur la bêtise est obligé, sous peine de passer pour un petit prétentieux puant, de dire combien lui aussi est touché par le fléau de l'imbécilité. Donc voilà je le dis, tout le monde se comporte un jour comme un parfait abruti. Il est d'ailleurs à noter que les enseignants sont frappés de plein fouet par le phénomène. Vous vous souvenez sans doute du lundi de pentecôte. Oui c'est le jour où nous travaillons pour expier la mortalité des vieux lors des canicules quand les services de santé sont gérés par des gens qui se lèvent tôt. Eh bien, lors de cette journée, les profs se réunissent dans des comissions pour refaire le monde dans le sens voulu par le projet d'établissement. C'est-à-dire que nous planchons sur des thèmes imposés en sachant que nos suggestions n'auront aucun effet. Lors de ces réunions c'est à qui trouvera une botte à lécher, c'est à qui tiendra le crachoir le plus longtemps possible. L'on se gargarise de paroles et l'on se nourrit de vent. Productivité quand tu nous tiens.&lt;br /&gt;En parlant de productivité (et de bêtise) j'attends avec impatience que les enseignants soient évalués. Une vraie évaluation, pas le système actuel, par exemple comment sera récompensé/indemnisé un prof qui a dans sa classe des élèves qui découpent des vaches à la tronçonneuse la nuit? Autre exemple, comment le prof qui parvient à convaincre ses élèves qu'il est discourtois de répandre le fruit de ses entrailles sur les murs sera-t-il rétribué&amp;nbsp;? Ce sera la prime de propreté. Dernier exemple qui m'a laissé perplexe malgré toutes les saloperies que j'ai pu voir en tant que pompier&amp;nbsp;: l'élève qui se fait choper dans les toilettes des filles en train de sniffer les serviettes hygiéniques. Ces camarades eurent ce commentaire laconique: &quot;Il le fait bien avec les serviettes de sa mère !&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
Maintenant vous comprenez le titre de mon billet et vous comprenez aussi que le salaire des profs devrait être doublé (sauf le salaire des mecs qui &quot;s'investissent&quot; dans les commissions).&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;</content>
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  <title>Oh les filles ! Oh les filles !</title>
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  <issued>2007-05-23T00:04:56+00:00</issued>
  <modified>2007-05-23T00:04:56+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Aujourd'hui je suis retourné voir mes anciennes élèves de Cherbourg. Séquence émotion, elles avaient l'air plutôt contentes de me revoir, ça m'a fait très plaisir, on n'est pas de bois, eh oui il y a...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Aujourd'hui je suis retourné voir mes anciennes élèves de Cherbourg. Séquence émotion, elles avaient l'air plutôt contentes de me revoir, ça m'a fait très plaisir, on n'est pas de bois, eh oui il y a un coeur qui bat sous ce corps d'acier. Je m'étais même coiffé et rasé pour l'occasion, c'est dire l'importance que cela avait pour moi...&lt;br /&gt;Elles étaient belles comme des soleils. Beaucoup d'entre elles avaient acheté mon bouquin et voulaient une dédicace. J'ai écrit pour chacune d'entre elles&amp;nbsp;: &quot;Pour la plus sympathique des élèves&quot;. Elles m'ont posé plein de question, enfin il a quand même fallu que je les pousse un peu. Elles m'ont demandé &quot;pourquoi mon bouquin ne parlait que de cul ?&quot; J'ai répondu que c'était tout de même un des grands plaisirs de la vie. Elles m'ont demandé comment j'avais &quot;fait pour si bien cacher mon jeu ?&quot; Je leur ai dit que l'enseignant joue un jeu, que c'est un homme de spectacle, le tout c'est de ne pas être prisonnier du rôle. Elles m'ont aussi demandé &quot;comment avait réagi mon épouse ?&quot; J'ai dit que, d'une part, je lui avais dédicacé le livre et que, d'autre part, ce livre c'est de l'autofiction et non de l'autobiographie. La nuance est d'importance en cette période où règne le &quot;Tout à l'égo&quot;. Ca les a choqué aussi que je parle de moi de façon aussi négative. J'aurai dû leur parler un peu plus du plaisir qu'il y a à être détesté en faisant une provocation il est vraie parfois un peu gratuite. J'aurai aussi dû leur parler de certains pompiers, pas tous heureusement, qui n'ont plus qu'une envie c'est de me casser la tête. Ceux-là je les cherche partout dans le centre de secours pour aller leur serrer la main. Inutile de dire que c'est une poignée de main assez brève qu'ils répugnent à me donner. Mais leur colère rentrée me fait plaisir pour la journée. Ils doivent se taper de ces ulcères&amp;nbsp;! En ce qui concerne les enseignants, c'est bien triste à dire mais j'ai eu assez peu de réactions négatives, au pire on m'a pris pour un pauvre type, mais généralement les profs font la différence entre ce qu'il y a dans les livres et ce qui est dans la vie. Je ne parle pas des profs de collèges qui restent souvent un peu infantiles.&lt;br /&gt;
Enfin bref cela faisait presque un mois que je n'avais rien dit sur mon blog pour cause de manque de temps mais là me revoilà en selle. A bientôt&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Pourquoi faire un blog?</title>
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  <issued>2007-04-17T00:17:34+00:00</issued>
  <modified>2007-04-17T00:17:34+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Estelle, une internaute que je suppose formidable m'a reproché beaucoup de choses dans un billet. Notamment sur le fait de se livrer ou pas sur son blog et aussi le fait de faire des articles...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Estelle, une internaute que je suppose formidable m'a reproché beaucoup de choses dans un billet. Notamment sur le fait de se livrer ou pas sur son blog et aussi le fait de faire des articles percutants ou pas. Cette remise en question m'a incité à m'interroger sur les raisons pour lesquelles j'avais fait un blog. Une collègue m'a aussi demandé pourquoi je faisais ça, mes élèves eux, trouvent que mon blog n'en est pas un vraiment car il n'y a pas de choses personnelles sur mon blog (photos de mon torse velu, percing au bout du téton ou images de moi - très très improbable - en train de briquer ma voiture avec amour et peau de chamoix par exemple). Voici les raisons pour lesquelles j'ai fait mon blog: &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;J'ai commencé ce blog à la sortie de mon livre, à la fois pour communiquer avec mes lecteurs et pour faire partager la joie d'être un jeune auteur. Ce blog m'a apporté beaucoup de choses, par exemple en ce moment je suis en train de corriger le manuscrit d'un gars que je n'ai jamais vu, avec qui je n'ai jamais parlé et je fais cela gratos! Eh ben c'est vachement bien l'idée de rendre service de façon anonyme et sans contrepartie...&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il y a aussi le plaisir de recevoir des nouvelles de mes anciens élèves ou même une autre façon de rebondir en cours avec les actuels. Il va sans dire que recevoir des messages d'auteurs confirmés est aussi une gratification très importante.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;J'ai eu la joie, grâce à mon blog de rencontrer certains de mes lecteurs au salon du livre, ça c'est sympa!&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Avoir un blog permet d'exprimer ses idées, vous constaterez que je ne parle pas de politique, en fait ça m'intéresse beaucoup mais je me trompe sans cesse. Par exemple quand Sarkozy s'en prend aux putes, c'est à dire quand il punit une des franges les plus fragiles de la population en raison même de sa faiblesse, comme l'ont fait avant lui tous les régimes à tendance fasciste, je me dis que ça y est c'est bon, les gens vont s'apercevoir que c'est un salaud, mais non, ça le rend populaire. Je parle donc de choses où j'ai davantage confiance dans mon jugement.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Je suis très attaché à la liberté d'expression et un média comme internet, qui n'est pas encore maîtrisé par ceux qui sont habituellement &quot;autorisés à s'exprimer&quot;, a forcément ma sympathie.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il serait malhonnête d'oublier le côté mise en scène que permet le blog, cela fait un personnage supplémentaire à jouer. Nous jouons tous plusieurs rôles dans la vie de tous les jours, prof, lieutenant de pin pon, amoureux, ami et j'en passe.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Enfin, une chose très importante, il y a de 140 à 190 personnes par jour qui visitent mon site et narcissiquement parlant c'est assez gratifiant, ça veut dire que parfois on intéresse, et ça c'est pas mal alors pourquoi bouder son plaisir?&lt;br /&gt; * &lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je tiens aussi à dire que contrairement à ce que pensent les vendeurs de viagra dont je reçois les fréquentes publicités je n'ai pas fait ce blog afin d'obtenir ces petites pilules, vu le nombre de spam que je reçois chaque semaine je commence à trouver cela vexant...&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Journalisme et bonheur</title>
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  <issued>2007-04-06T00:50:37+00:00</issued>
  <modified>2007-04-06T00:50:37+00:00</modified>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Il paraît que le métier de journaliste est l'un des métiers les plus convoités par les jeunes filles. Le coté un peu V.I.P., je vais où je veux, je fais ce que je veux avec ma carte de presse,...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Il paraît que le métier de journaliste est l'un des métiers les plus convoités par les jeunes filles. Le coté un peu V.I.P., je vais où je veux, je fais ce que je veux avec ma carte de presse, nanananannèreuuuhh. Il semblerait aussi que l'état d'esprit ait changé dans les écoles de journalisme. Avant, les élèves avaient pour ambition d'intégrer &quot;Le monde&quot;, &quot;Libération&quot;, &quot;Le Figaro&quot;, maintenant ils commencent leurs études en envisageant une future carrière possible à &quot;Gala&quot; ou &quot;Image du monde&quot;. Tous maudissent, avec plus ou moins de bon coeur, l'apparition des journeaux gratuits et des journeaux faits par des amateurs sur le net.&lt;br /&gt;
Avec mon bouquin j'ai eu l'occasion de rencontrer quelques journalistes. Pas ceux de la presse littéraire bien sûr, ils ne savent pas que des gens habitent en dehors du périphérique et ils ignorent que des gens écrivent en dehors de Saint-Germain des Près. Eh oui les journalistes n'ont pas des connaissances très élargies, c'est bien triste mais c'est comme ça. Non, les journalistes que j'ai rencontrés étaient des journalistes locaux, sympas d'ailleurs. Ils couvraient pas franchement l'international mais ça ne les empêchait pas de mouiller la chemise et d'être assez lucides. Deux d'entre eux font des salons de l'étudiant ou font découvrir leur métier dans les lycées. Tous les deux m'ont dit que les questions récurrentes sont les suivantes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Combien ça gagne ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Comment devenir journaliste sportif ?&lt;br /&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Je voulais parler un tant soit peu des journalistes et je finis sur l'argent et le sport. Peut-être que ça pourrait expliquer que le secret du bonheur ce soit de ne lire que &quot;L'équipe&quot;?&lt;/p&gt;</content>
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  <title>Voir les 300 et mourir de rire</title>
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  <issued>2007-03-31T11:36:32+00:00</issued>
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  <author><name>Desplanques</name></author>
  <dc:subject>Général</dc:subject>
  <summary>Poussé par mes élèves j'ai regardé les 300. Une chose est sûre, ceux qui aiment la baston seront comblés.
C'est le genre de film qui relance les débats sur la vulgarisation de l'Histoire. L'oeuvre est...</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped"> &lt;p&gt;Poussé par mes élèves j'ai regardé les 300. Une chose est sûre, ceux qui aiment la baston seront comblés.&lt;br /&gt;
C'est le genre de film qui relance les débats sur la vulgarisation de l'Histoire. L'oeuvre est inspirée dune très belle B.D., elle même inspirée par des faits rééls. &lt;br /&gt;
Lors de la bataille des Thermopyles, les 300 gardes du roi Léonidas de Sparte (le gars des chocolats) ont tenu en échec la grande armée du roi Perse Xerxes. Ils ont fini par être tués à distance, à l'arc. Après cette bataille légendaire, les Grecs se sont unis pour défaire l'armée perse lors de la bataillle de Marathon. Entre temps les Athéniens avaient remporté une victoire maritime, Salamine. A Marathon il y avait plusieurs milliers de Spartiates et l'impact psychologique des Thermopyles fut sans doute considérable dans l'esprit des Perses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant que dire sur ce film?  Il est esthétisant, multiplication de ralentis, images parfaites, cabrioles dignes des jeux olympiques. En un mot ça se laisse voir. Bien sûr il y a quelques facilités, les méchants sont des grosses tapettes cruelles et mysogines qui se maquillent et se percent la peau avec pleins d'anneaux, en plus ils sont souvent filmés d'en bas ce qui permet de les réduire à leurs trous de nez. Là je parle des méchant dont le visage est visible. Les autres méchants, ceux qui se font étriper par les Spartiates et quand je dis &quot;étriper&quot; c'est de cela qu'il s'agit, n'ont pas d'éxistence réelle, ils ont le visage masqués ou enturbannés. Ce qui leur enlève toute ressemblance avec un être humain. Ou alors ils ressemblent à des touaregs. On en arrive d'ailleurs à une sorte d'opposition cachée entre Occident (aujourd'hui chrétien) et Perse qui ressemble vachement à l'Iran des mollah. On se prosterne devant le Dieu, on est fanatique, on déteste les femmes qui prennent part à une discussion politique. D'un autre côté les Spartiates, qui ressemblent d'ailleurs à des bodybuildeurs californiens ou des gogo danceurs du Fucking Blue Boy, sont les défenseurs du monde libre. On croirait voir la bannière étoilée flottant au vent. Lors de la dramatique scène finale où meurt Léonidas transpercé par les flèches (saint Sébastien?), la caméra le filme d'en haut, bras en croix, sa cape rouge derrière lui. La scène ressemble à un vitrail et nous voyons que sur cette fin le roi accède par la mort à la mutation christique. Il passe à la postérité et gagne ainsi son ticket pour la vie éternelle. Son âme imortelle s'élève en un dernier mouvement de caméra qui va au plus haut des cieux. Amen&lt;br /&gt;
A ce moment là du film on ne peut s'empêcher de mourir avec lui, mais de rire.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;</content>
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