Le plaisir du texte
Je reprends ce titre d'un livre de Roland Barthes ( rien à voir avec le champion de tennis qui faisait de la pub pour du thé) car on m'a demandé ce que ça m'apportait de publier un livre.
L'écriture est un délice de caste. Est ecrivain celui qui écrit, mais ceux qui veulent être publiés le font aussi pour appartenir à un club. Il y a dans le même temps ceux qui écrivent car l'écriture est une sorte de psychanalyse. Si cela est vrai cela revient à dire que les écrivains sont tous en thérapie. Objectivement nous pouvons donc dire que les écrivains sont perturbés psychologiquement. Nous le constatons par ailleurs de façon empirique en regardant n'importe quel plateau télé où des écrivains sont invités.
En outre, il est bien évident que les écrivains sont des gros lecteurs. Celui qui lit à plaisir à le faire pour de multiples raisons. Entre autres raisons il s'identifie à des gens qui font des choses extraordinaires et accomplit ainsi le but de tout être humain : sortir de sa condition (par le travail, les voyages, les mensonges, les drogues et diverses choses dont l'écriture et les prothèses mammaires). Si tout le monde s'accorde à penser qu'il y a identification lors de la lecture, personne ne peux contester que lors de l'écriture cette identification doit être poussée à un degré supérieur. Cela ne doit pas améliorer la santé mentale des auteurs (surtout ceux qui écrivent des romans à l'eau de rose).Enfin la littérature est aussi exclusion et l'oeuvre d'une déception. Le roman serait écrit par un auteur impuissant à vivre les aventures des personnages de ses livres : conquête de partenaires sexuels attractifs, actions courageuses ou même héroïques, découvertes d'univers hors de portée de l'auteur (à travers le temps et l'espace ou chez des gens plein de fric).
Nous pouvons donc dire que les écrivains ont pour ambition d'appartenir à un club de "perturbés psychologiquement" et qu'ils écrivent car ils ont conscience de la médiocrité de leur existence.
Ah oui denière chose. Les écrivains trouvent toujours que les autres écrivains sont des minables et qu'il faudrait les étrangler avec leurs propres intestins.
Quant à moi je n'ai touvé que "Les mots" pour me définir car je suis un homme qui vaut tous les hommes et que tous les hommes valent.
Par Desplanques:: samedi 24 février 2007 à 01:00:: Général :: #10745 :: rss
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Le samedi 24 février 2007 à 10:23, par Kebina :: email :: #
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