Blog de Julien Desplanques

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samedi 31 mars 2007

Voir les 300 et mourir de rire

Poussé par mes élèves j'ai regardé les 300. Une chose est sûre, ceux qui aiment la baston seront comblés.
C'est le genre de film qui relance les débats sur la vulgarisation de l'Histoire. L'oeuvre est inspirée dune très belle B.D., elle même inspirée par des faits rééls.
Lors de la bataille des Thermopyles, les 300 gardes du roi Léonidas de Sparte (le gars des chocolats) ont tenu en échec la grande armée du roi Perse Xerxes. Ils ont fini par être tués à distance, à l'arc. Après cette bataille légendaire, les Grecs se sont unis pour défaire l'armée perse lors de la bataillle de Marathon. Entre temps les Athéniens avaient remporté une victoire maritime, Salamine. A Marathon il y avait plusieurs milliers de Spartiates et l'impact psychologique des Thermopyles fut sans doute considérable dans l'esprit des Perses.

Maintenant que dire sur ce film? Il est esthétisant, multiplication de ralentis, images parfaites, cabrioles dignes des jeux olympiques. En un mot ça se laisse voir. Bien sûr il y a quelques facilités, les méchants sont des grosses tapettes cruelles et mysogines qui se maquillent et se percent la peau avec pleins d'anneaux, en plus ils sont souvent filmés d'en bas ce qui permet de les réduire à leurs trous de nez. Là je parle des méchant dont le visage est visible. Les autres méchants, ceux qui se font étriper par les Spartiates et quand je dis "étriper" c'est de cela qu'il s'agit, n'ont pas d'éxistence réelle, ils ont le visage masqués ou enturbannés. Ce qui leur enlève toute ressemblance avec un être humain. Ou alors ils ressemblent à des touaregs. On en arrive d'ailleurs à une sorte d'opposition cachée entre Occident (aujourd'hui chrétien) et Perse qui ressemble vachement à l'Iran des mollah. On se prosterne devant le Dieu, on est fanatique, on déteste les femmes qui prennent part à une discussion politique. D'un autre côté les Spartiates, qui ressemblent d'ailleurs à des bodybuildeurs californiens ou des gogo danceurs du Fucking Blue Boy, sont les défenseurs du monde libre. On croirait voir la bannière étoilée flottant au vent. Lors de la dramatique scène finale où meurt Léonidas transpercé par les flèches (saint Sébastien?), la caméra le filme d'en haut, bras en croix, sa cape rouge derrière lui. La scène ressemble à un vitrail et nous voyons que sur cette fin le roi accède par la mort à la mutation christique. Il passe à la postérité et gagne ainsi son ticket pour la vie éternelle. Son âme imortelle s'élève en un dernier mouvement de caméra qui va au plus haut des cieux. Amen
A ce moment là du film on ne peut s'empêcher de mourir avec lui, mais de rire.

mercredi 28 mars 2007

Rhum au salon, dédicace à l'abandon (vieux proverbe persan)

En revenant d'Auschwitz (un stage académique que je ne suis pas près d'oublier) je me suis arrêté au salon du livre où mon éditeur avait eu la bonne idée de m'inviter. Par contre ils ont oublié la limousine à la sortie de la gare. Je suis donc venu en métro.

C'était plutôt sympa, des stands recouverts de bouquins, des têtes de la T.V., des gens qui prenaient un air supérieur.
En arrivant il fallait prendre son badge d'auteur, cela donnait accès au "sérail", un endroit fort sympathique où il est de bon ton de ne pas se prendre pour un tout petit caca. Par contre il y avait aussi un libre accès au bar. Je me suis donné du courage au comptoir. La veille je buvais de la Vodka en Pologne, croyez moi après la visite du camp nous en avions besoin.
En arrivant à mon stand mon éditeur m'a proposé un verre de rhum, je me suis dit que c'était mieux de sentir le rhum que le rouge...
Ma voisine de dédicace était délicieuse, rien que le nom : Emoline Grondin. Elle a fait un bouquin écolo pour enfant aux éditions Epsilon, ça avait l'air très bien. J'ai entamé la conversation, j'avais un peu de mal car j'étais un peu imbibé, surtout après le deuxième verre de rhum. Tout ce passait néanmoins très bien jusqu'a ce que je lui dise que j'étais pompier. Alors là elle a dit :"Ah oui les pompiers ces gros dragueurs!" Autant vous dire que j'ai eu du mal à enchaîner. Mais ce n'était pas grave Emoline était aussi belle que sympathique et nous avons passé un bon moment.
Après les dédicaces je suis allé faire le plein de livres et de B.D.. Puis je suis retourné prendre du carburant au comptoir du sérail. Je me suis endormi dans le métro comme un clodo, bref un bonne cuvée ce salon du livre.

vendredi 23 mars 2007

Salon du livre - Dimanche 23 mars 2007


Je serai présent dimanche 25 mars au salon du livre sur le stand de mon éditeur : Orphie.

N'hésitez pas à venir me rencontrer !

Suivez le guide pour me trouver au salon : ici

lundi 19 mars 2007

La Shoah c'est pas glamour!

Nous avons passé une journée au mémorial de la shoah à Paris. C'était organisé par l'inspection académique. Une centaine de profs normands en virée à la capitale. Avant de pénétrer dans le bunker ça parlait plus chiffons, mutations et pédagogie à balles réelles qu'autre chose. L'autre chose c'est ce qu'il y avait à l'intérieur du bunker. Je dis bunker car on peut dire qu'au niveau sécurité ça rigole pas. Portail détectant les métaux, radiographie du cartable, gros baleizes qui ne vous font pas entrer à plus de quatre dans le sas de fouilles.
Après enquête auprès des gros baleizes en question ils n'ont pas eu à faire face à des attaques majeures. Le pire ce sont des tags ou des gens qui urinent sur les murs où sont inscrits les noms de plusieurs millions de victimes. On voit le niveau !
A l'intérieur, nous avons eu des conférences, une visite et une salle. La salle en question, il y a des milliers de clichés d'enfants, en costume de marin, ou des photos de bébés hilares, un peu le genre des devantures de photographes en ville sauf que sur les photos il y a marqué: "Jean Levy né le 5 fevrier 1939, parti en convoi le 8 janvier 1942". En plus, plus vous regardez les photos plus vous avez de chance de trouver un enfant qui ressemble au vôtre. Après ça vous avez des archives, d'autres photos, des témoignages, des objets. Il y a aussi une machine à broyer les os, ça permet de faire disparaitre les corps en l'absence de fours.

Voilà ça y est j'ai plombé l'ambiance, mon prochain billet sera sur le salon du livre et ce sera sans doute plus marrant.

samedi 10 mars 2007

Plein la gueule pour la journée de la femme!

Au cas où vous ne seriez pas au courant je suis enseignant à Granville. Le jour de la journée de la femme dans une école primaire de cette gentillette station balnéaire un père est venu chercher ses enfants à la sortie. Cette école se trouve à quatre cent mètres du Lycée. Il n'avait pas l'autorisation légale de les prendre (décision de justice je suppose). La directrice de l'école a fait sortir les enfants par une porte qui se trouvait à l'arrière des bâtiments, où la maman a récupéré ses rejetons. Le père a attendu la directrice à la sortie et lui a défoncé le portrait.
Dans mon livre j'ai raconté des interventions de pompier où étaient impliquées des femmes battues (ce ne sont pas les passages les plus marrants), des amis ou/et lecteurs m'ont dits que j'exagérais. Il n'y a pas besoin d'éxagérer.

lundi 5 mars 2007

J'ai acheté "philosophie" (qui parle de sexe et n'aime pas les blogueurs)

Pourtant la philo n'est pas ma tasse de thé (cours ennuyeux, profs arrogants, pédantisme et autosatisfaction des représentants de la discipline). Mais là, il y a un sein sur le magazine. C'est sympa de se dire que les philosophes ont les mêmes combines pour vendre leur magazine que le marchands de voiture, ils montrent des nichons. J'ai donc acheté ce magazine d'une part pour pousser le rédac chef à continuer sa politique du sein sur la couverture et d'autre part parce que je me demandais ce que les philosohes avaient à dire sur les seins. Le gros dossier s'intitule: "sexe et morale". Si ça donne des arguments pour pousser des femmes à l'adultère c'est toujours ça de pris.
J'ai lu plusieurs petits articles mais pas encore le dossier. Tant qu'a n'y rien comprendre autant lire de petits textes. J'ai relevé à cette occasion de quoi nourrir plusieurs petits billets notamment un article de Raphaël Enthoven intitulé "L'erreur de Narcisse". Il s'agit d'un article sur les blogs. Le blog serait une manifestation parmi d'autres du nombrilisme ambiant. Selon l'auteur ces Narcisses innombrables seraient surpris d'apprendre que les bloggeurs ne s'aiment pas. Ils préfèreraient leur image à leur être. Bien sûr monsieur Enthoven fait comme beaucoup de philosophes, il affirme avec beaucoup d'autorité, ne démontre rien et s'en moque. Personne ne nie que le blog sert aussi à rendre important ce qui n'importe qu'à soi. Mais ce qui est insuportable à tous ces phraseurs, monsieur Enthoven écrit très bien, c'est que les blogeurs sont des amateurs. Des amateurs qui s'expriment et il faut bien le dire qui s'expriment parfois avec pertinence. Monsieur Enthoven est davantage percutant que pertinent. En outre le bloggeur met un peu de vie dans son art et un peu d'art dans sa vie. Où est le mal?



vendredi 2 mars 2007

Piratage

Je ne suis pas Julien Desplanques, je suis Rodin, je pirate ce blog. Comme je l'ai crée pour lui, j'ai tous les codes !

Mais c'est par amitié en fait pour lui, sa femme et mon filleul qu'ils ont conçu pour moi il y a trois ans.

Et puis c'est une surprise pour ses 34 ans.

Célébration stupide

Je n'ai plus l'âge du christ depuis une heure. Je passe à trente quatre ans. Il faut absolument que cette année je produise un nouveau bouquin. Il faut que je sois efficace avec mes élèves pour les faire bosser ces feignants et, entre nous, on n'a pas le fessier sorti des ronces. Ils ne manquent pas d'esprit mais ils sont beaucoup plus feignants que mes élèves de l'an dernier. L'an dernier j'avais des filles, elles se maquillaient en classe, faisaient des mouvements de cheveux dans tous les sens style:"Parceque je le vaux bien", évidemment à l'approche du printemps elles avaient tendance à oublier de s'habiller mais j'ai toujours réussi à éviter de regarder tout ce qui dépassait. Je gardais les yeux au loin pour ne pas voir les seins et je ne faisais plus le tour de la classe pour éviter de me retrouver confronté à des strings offensifs. N'empêche que les filles qui ne travaillaient pas plus que cela elles étaient intelligentes et relativement cultivées. Cette année je suis davantage confronté à des soucis d'hygiène de la part de petits mecs qui s'expliquent les uns les autres les avantages de la mercedes par rapport à la BMW (même s'ils n'ont pas le permis). Sinon ils racontent aussi comment ils se sont bourrés la gueule le week-end (ouah trop défoncé le délire de ouf eh!!). Ca ne les empêche pas d'être sympathiques mais pour le cours sur la poésie ce n'est pas gagné. J'oubliais, pour ma trente quatrième année, une dernière chose, il faut aussi que je gagne au loto.