Voir les 300 et mourir de rire
Poussé par mes élèves j'ai regardé les 300. Une chose est sûre, ceux qui aiment la baston seront comblés.
C'est le genre de film qui relance les débats sur la vulgarisation de l'Histoire. L'oeuvre est inspirée dune très belle B.D., elle même inspirée par des faits rééls.
Lors de la bataille des Thermopyles, les 300 gardes du roi Léonidas de Sparte (le gars des chocolats) ont tenu en échec la grande armée du roi Perse Xerxes. Ils ont fini par être tués à distance, à l'arc. Après cette bataille légendaire, les Grecs se sont unis pour défaire l'armée perse lors de la bataillle de Marathon. Entre temps les Athéniens avaient remporté une victoire maritime, Salamine. A Marathon il y avait plusieurs milliers de Spartiates et l'impact psychologique des Thermopyles fut sans doute considérable dans l'esprit des Perses.
Maintenant que dire sur ce film? Il est esthétisant, multiplication de ralentis, images parfaites, cabrioles dignes des jeux olympiques. En un mot ça se laisse voir. Bien sûr il y a quelques facilités, les méchants sont des grosses tapettes cruelles et mysogines qui se maquillent et se percent la peau avec pleins d'anneaux, en plus ils sont souvent filmés d'en bas ce qui permet de les réduire à leurs trous de nez. Là je parle des méchant dont le visage est visible. Les autres méchants, ceux qui se font étriper par les Spartiates et quand je dis "étriper" c'est de cela qu'il s'agit, n'ont pas d'éxistence réelle, ils ont le visage masqués ou enturbannés. Ce qui leur enlève toute ressemblance avec un être humain. Ou alors ils ressemblent à des touaregs. On en arrive d'ailleurs à une sorte d'opposition cachée entre Occident (aujourd'hui chrétien) et Perse qui ressemble vachement à l'Iran des mollah. On se prosterne devant le Dieu, on est fanatique, on déteste les femmes qui prennent part à une discussion politique. D'un autre côté les Spartiates, qui ressemblent d'ailleurs à des bodybuildeurs californiens ou des gogo danceurs du Fucking Blue Boy, sont les défenseurs du monde libre. On croirait voir la bannière étoilée flottant au vent. Lors de la dramatique scène finale où meurt Léonidas transpercé par les flèches (saint Sébastien?), la caméra le filme d'en haut, bras en croix, sa cape rouge derrière lui. La scène ressemble à un vitrail et nous voyons que sur cette fin le roi accède par la mort à la mutation christique. Il passe à la postérité et gagne ainsi son ticket pour la vie éternelle. Son âme imortelle s'élève en un dernier mouvement de caméra qui va au plus haut des cieux. Amen
A ce moment là du film on ne peut s'empêcher de mourir avec lui, mais de rire.
Par Desplanques:: samedi 31 mars 2007 à 11:36:: Général :: #11024 :: rss
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