mardi 17 avril 2007
Pourquoi faire un blog?
Par Desplanques, à 00:17 :: Général
Estelle, une internaute que je suppose formidable m'a reproché beaucoup de choses dans un billet. Notamment sur le fait de se livrer ou pas sur son blog et aussi le fait de faire des articles percutants ou pas. Cette remise en question m'a incité à m'interroger sur les raisons pour lesquelles j'avais fait un blog. Une collègue m'a aussi demandé pourquoi je faisais ça, mes élèves eux, trouvent que mon blog n'en est pas un vraiment car il n'y a pas de choses personnelles sur mon blog (photos de mon torse velu, percing au bout du téton ou images de moi - très très improbable - en train de briquer ma voiture avec amour et peau de chamoix par exemple). Voici les raisons pour lesquelles j'ai fait mon blog:
- J'ai commencé ce blog à la sortie de mon livre, à la fois pour communiquer avec mes lecteurs et pour faire partager la joie d'être un jeune auteur. Ce blog m'a apporté beaucoup de choses, par exemple en ce moment je suis en train de corriger le manuscrit d'un gars que je n'ai jamais vu, avec qui je n'ai jamais parlé et je fais cela gratos! Eh ben c'est vachement bien l'idée de rendre service de façon anonyme et sans contrepartie...
- Il y a aussi le plaisir de recevoir des nouvelles de mes anciens élèves ou même une autre façon de rebondir en cours avec les actuels. Il va sans dire que recevoir des messages d'auteurs confirmés est aussi une gratification très importante.
- J'ai eu la joie, grâce à mon blog de rencontrer certains de mes lecteurs au salon du livre, ça c'est sympa!
- Avoir un blog permet d'exprimer ses idées, vous constaterez que je ne parle pas de politique, en fait ça m'intéresse beaucoup mais je me trompe sans cesse. Par exemple quand Sarkozy s'en prend aux putes, c'est à dire quand il punit une des franges les plus fragiles de la population en raison même de sa faiblesse, comme l'ont fait avant lui tous les régimes à tendance fasciste, je me dis que ça y est c'est bon, les gens vont s'apercevoir que c'est un salaud, mais non, ça le rend populaire. Je parle donc de choses où j'ai davantage confiance dans mon jugement.
- Je suis très attaché à la liberté d'expression et un média comme internet, qui n'est pas encore maîtrisé par ceux qui sont habituellement "autorisés à s'exprimer", a forcément ma sympathie.
- Il serait malhonnête d'oublier le côté mise en scène que permet le blog, cela fait un personnage supplémentaire à jouer. Nous jouons tous plusieurs rôles dans la vie de tous les jours, prof, lieutenant de pin pon, amoureux, ami et j'en passe.
- Enfin, une chose très importante, il y a de 140 à 190 personnes par jour qui visitent mon site et narcissiquement parlant c'est assez gratifiant, ça veut dire que parfois on intéresse, et ça c'est pas mal alors pourquoi bouder son plaisir?
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Je tiens aussi à dire que contrairement à ce que pensent les vendeurs de viagra dont je reçois les fréquentes publicités je n'ai pas fait ce blog afin d'obtenir ces petites pilules, vu le nombre de spam que je reçois chaque semaine je commence à trouver cela vexant...
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vendredi 6 avril 2007
Journalisme et bonheur
Par Desplanques, à 00:50 :: Général
Il paraît que le métier de journaliste est l'un des métiers les plus convoités par les jeunes filles. Le coté un peu V.I.P., je vais où je veux, je fais ce que je veux avec ma carte de presse, nanananannèreuuuhh. Il semblerait aussi que l'état d'esprit ait changé dans les écoles de journalisme. Avant, les élèves avaient pour ambition d'intégrer "Le monde", "Libération", "Le Figaro", maintenant ils commencent leurs études en envisageant une future carrière possible à "Gala" ou "Image du monde". Tous maudissent, avec plus ou moins de bon coeur, l'apparition des journeaux gratuits et des journeaux faits par des amateurs sur le net.
Avec mon bouquin j'ai eu l'occasion de rencontrer quelques journalistes. Pas ceux de la presse littéraire bien sûr, ils ne savent pas que des gens habitent en dehors du périphérique et ils ignorent que des gens écrivent en dehors de Saint-Germain des Près. Eh oui les journalistes n'ont pas des connaissances très élargies, c'est bien triste mais c'est comme ça. Non, les journalistes que j'ai rencontrés étaient des journalistes locaux, sympas d'ailleurs. Ils couvraient pas franchement l'international mais ça ne les empêchait pas de mouiller la chemise et d'être assez lucides. Deux d'entre eux font des salons de l'étudiant ou font découvrir leur métier dans les lycées. Tous les deux m'ont dit que les questions récurrentes sont les suivantes :
- Combien ça gagne ?
- Comment devenir journaliste sportif ?
Je voulais parler un tant soit peu des journalistes et je finis sur l'argent et le sport. Peut-être que ça pourrait expliquer que le secret du bonheur ce soit de ne lire que "L'équipe"?
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