Blog de Julien Desplanques

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vendredi 2 mars 2007

Piratage

Je ne suis pas Julien Desplanques, je suis Rodin, je pirate ce blog. Comme je l'ai crée pour lui, j'ai tous les codes !

Mais c'est par amitié en fait pour lui, sa femme et mon filleul qu'ils ont conçu pour moi il y a trois ans.

Et puis c'est une surprise pour ses 34 ans.

Célébration stupide

Je n'ai plus l'âge du christ depuis une heure. Je passe à trente quatre ans. Il faut absolument que cette année je produise un nouveau bouquin. Il faut que je sois efficace avec mes élèves pour les faire bosser ces feignants et, entre nous, on n'a pas le fessier sorti des ronces. Ils ne manquent pas d'esprit mais ils sont beaucoup plus feignants que mes élèves de l'an dernier. L'an dernier j'avais des filles, elles se maquillaient en classe, faisaient des mouvements de cheveux dans tous les sens style:"Parceque je le vaux bien", évidemment à l'approche du printemps elles avaient tendance à oublier de s'habiller mais j'ai toujours réussi à éviter de regarder tout ce qui dépassait. Je gardais les yeux au loin pour ne pas voir les seins et je ne faisais plus le tour de la classe pour éviter de me retrouver confronté à des strings offensifs. N'empêche que les filles qui ne travaillaient pas plus que cela elles étaient intelligentes et relativement cultivées. Cette année je suis davantage confronté à des soucis d'hygiène de la part de petits mecs qui s'expliquent les uns les autres les avantages de la mercedes par rapport à la BMW (même s'ils n'ont pas le permis). Sinon ils racontent aussi comment ils se sont bourrés la gueule le week-end (ouah trop défoncé le délire de ouf eh!!). Ca ne les empêche pas d'être sympathiques mais pour le cours sur la poésie ce n'est pas gagné. J'oubliais, pour ma trente quatrième année, une dernière chose, il faut aussi que je gagne au loto.

mardi 27 février 2007

Liberté Egalité et Télérama

Où l'auteur décide de faire un peu de pub à un petit fanzine culturel qui fait aussi programme de télévision. Il n'est pas rancunier d'ailleurs car ils n'ont jamais répondus à ses courriels.

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samedi 24 février 2007

Le plaisir du texte

Je reprends ce titre d'un livre de Roland Barthes ( rien à voir avec le champion de tennis qui faisait de la pub pour du thé) car on m'a demandé ce que ça m'apportait de publier un livre.
L'écriture est un délice de caste. Est ecrivain celui qui écrit, mais ceux qui veulent être publiés le font aussi pour appartenir à un club. Il y a dans le même temps ceux qui écrivent car l'écriture est une sorte de psychanalyse. Si cela est vrai cela revient à dire que les écrivains sont tous en thérapie. Objectivement nous pouvons donc dire que les écrivains sont perturbés psychologiquement. Nous le constatons par ailleurs de façon empirique en regardant n'importe quel plateau télé où des écrivains sont invités.
En outre, il est bien évident que les écrivains sont des gros lecteurs. Celui qui lit à plaisir à le faire pour de multiples raisons. Entre autres raisons il s'identifie à des gens qui font des choses extraordinaires et accomplit ainsi le but de tout être humain : sortir de sa condition (par le travail, les voyages, les mensonges, les drogues et diverses choses dont l'écriture et les prothèses mammaires). Si tout le monde s'accorde à penser qu'il y a identification lors de la lecture, personne ne peux contester que lors de l'écriture cette identification doit être poussée à un degré supérieur. Cela ne doit pas améliorer la santé mentale des auteurs (surtout ceux qui écrivent des romans à l'eau de rose).

Enfin la littérature est aussi exclusion et l'oeuvre d'une déception. Le roman serait écrit par un auteur impuissant à vivre les aventures des personnages de ses livres : conquête de partenaires sexuels attractifs, actions courageuses ou même héroïques, découvertes d'univers hors de portée de l'auteur (à travers le temps et l'espace ou chez des gens plein de fric).
Nous pouvons donc dire que les écrivains ont pour ambition d'appartenir à un club de "perturbés psychologiquement" et qu'ils écrivent car ils ont conscience de la médiocrité de leur existence.
Ah oui denière chose. Les écrivains trouvent toujours que les autres écrivains sont des minables et qu'il faudrait les étrangler avec leurs propres intestins.
Quant à moi je n'ai touvé que "Les mots" pour me définir car je suis un homme qui vaut tous les hommes et que tous les hommes valent.

mercredi 21 février 2007

Allez les filles

Il semblerait qu'il faille faire de nombreux billets pour qu'un blog marche. Les sujets ne manquent pas en ce moment, mais je n'ai pas trop envie de parler de la campagne électorale en elle même. Par contre, il y a un truc rigolo : c'est le fait de penser qu'une journaliste est incapable de faire son travail sous le prétexte obscur qu'elle partage la couche d'un homme politique. On dirait bien une forme de sexisme. Quant à Duhamel qui se fait virer, c'est ridicule. Si les journalistes affichaient tous leurs opinions politiques ce serait plus honnête. Mais revenons aux nanas. Savez-vous que lors des longues batailles pour le droit de vote des femmes dans la première moitié du vingtième siécle, les gauchistes refusaient le vote des femmes par peur de l'influence des curés ? Les gens de droite n'aimaient pas ça non plus car, comme chacun sait, la politique c'est bien trop compliqué pour les femmes qui ont, par ailleurs, des responsabilités domestiques si nobles que cela leur prend tout leur temps. Certaines réflexions me reviennent en mémoire :"Inutile de leur donner le droit de vote puisqu'elles voteront comme leur mari." Ou encore, sur une banderolle: "Non au scrutin vaginal". Ca se passe de commentaires. Certainement les mêmes personnes qui, parlant de l'utilité de la prostitution, évoquaient le nécessaire "égout séminal".
Je m'aperçois qu'à me lire on croirait que je ne suis pas sexiste, c'est fou ça, limite manque de testostérone! Peut-être que je suis un homo qui aime les femmes en fait? Ah Ah je vois d'ici les commentaires des homos outragés par ce que je viens d'écrire...

lundi 19 février 2007

Atelier d'écriture

Je viens de visiter d'autres sites que je vous livre en vrac:

  • Les blogauteurs
  • Wrath666
  • Alineas etc
  • Chez Clarabel
  • injections
  • images:
  • as tu vu
  • Elegie
  • Fig tree
  • Roland Freutes

Dès que je sais comment on fait des favoris je les y mets. Je sais l'ordinateur n'est pas mon ami.

Il y a un site qui a particulièrement retenu mon attention c'est "cartons" un blog qui parle d'ateliers d'écriture, vraiment très sympa et ça m'a donné envie d'en faire un. Moi j'en avais suivi un de façon sporadique et je m'étais beaucoup intéressé à différentes méthodes pour faire lire et écrire mes élèves. Au final ça m'a bien aidé pour mon propre livre. Je me demande si je ne vais pas aller proposer d'en animer un dans ma ville. Pour une éventuelle première séance j'ai imaginé une façon de créer des personnages. L'idée m'est venue en lisant Libération. Il y avait tout un dossier sur Meetic, le site de rencontre. Le premier exercice pourrait donc consister à prendre le profil d'une personne réelle pour en faire un personnage de roman. Bien sûr il faudrait décrypter les profils avec le plus de méchanceté possible pour que ce soit ludique. Il n'y a pas de mal à se moquer des gens surtout s'ils ne sont pas au courant. Je prends un exemple, si une personne marque :" Je souhaite vivre ma vie à cent à l'heure" est-ce une façon voilée de dire que l'on n'est pas intéressé par les préliminaires? et quand on dit que "le physique n'a pas d'importance pour moi" est-ce lié au fait de ressembler à un primate dégénéré. Ou encore le fait de dire qu'on est sans diplôme, cela est-il lié au Q.I.? Oui sans aucun doute car cela veut dire qu'on est la seule personne sur meetic à ne pas mentir...
Je suis déjà allé sur meetic, je cherchais à voir si certaines de mes collègues y étaient référencées. Mais manque de chance, il n'y a pas la photo de toutes les inscrites. Etre prof et mettre sa photo sur ce site c'est avoir pas mal de courage ou alors cela revient à assumer comme une bête...

jeudi 8 février 2007

Caricatures de Charlie Hebdo

Au moment ou le ministre de l'intérieur vient à la rescousse de ses amis de Charlie, c'est ironique je le précise. Je me vois moi aussi obligé moralement de défendre la liberté d'expression ici attaquée. En plus j'achète ce journal tout les mercredi ça me fait rire et me permet d'avoir des caricatures de bonne taille à faire étudier aux élèves. Par ailleurs deux euros pour se moquer du monde ce n'est pas cher payé. Je disais donc que je soutiens ce journal dans son combat contre l'obscurantisme mais moi contrairement à d'autres je le fais depuis un certain temps, avant même la parution des caricatures puisque dans mon livre je disais ceci de la religion musulmane en parlant du billet de cent francs:
"La Marianne brandit le drapeau tricolore, drapée dans ses longs vêtements et coiffée du bonnet phrygien, le bonnet des esclaces révoltés. Le haut du corps est plus dénudé, un sein s'échappe. Là, toute la symbolique nourriciere du sein de la femme éclate. La France fut le seul pays au monde, à ma connaissance, à avoir un sein sur ses billets de banque. Les touristes américains s'en offusquaient ou s'en amusaient. Dans quelle mesure le sein du billet de banque a-t-il propagé l'image d'une France libidineuse peuplée de français avides d'une sexualité débridée? Je me demande aussi si les islamistes acceptaient de toucher à un billet aussi indécent. Car malgré l'exotisme des Mille et une nuits, les forcenés de l'Islam semblent redouter toute forme de nudité féminine (est-ce la peur de ne pas être assez performant?). Les femmes sont dépositaires de l'honneur des familles. Faut-il avoir du vice pour considérer que c'est sous les jupes des filles que se cache l'honneur? Le paradis, je veux bien, mais l'honneur est tout de même placé un peu plus haut! N'importe les religieux ont toujours des idées de pervers. Dans le même ordre d'idée, je suis complètement attéré par l'importance que Dieu accorde à ce que les gens se mettent sur la tête. Si la vue d'un cheveux ou d'un morceau de peau est tellement insupportable, il avait qu'a ne pas donner de cheveux aux femmes, ou alors il crevait les yeux de ceux qui ne voulaient même pas voir en peinture la beauté de la meilleure moitié du genre humain."

Voila pour mon soutien à la lutte contre l'obscurantisme, c'est à la page 224 de mon livre, il faut que j'envoie ça à la mosquée de Paris et avec un peu de chance une fatwa me tombera dessus ce qui aura pour effet immédiat de terminer mon année scolaire comme R. Redecker.

dimanche 4 février 2007

A nous deux la blogosphère

Depuis que j'ai un blog je passe mon temps à regarder les blogs des autres. Il y en a de bien mieux que le mien. Et pas seulement au niveau des illustrations... Il faudrait que j'en mette pleins en favoris de façon à ce que je sois moi même mis en favoris. Manque de chance comme je suis un véritable polio de l'informatique je ne sais pas faire tout cela. Je vous livre donc un certain nombre de blogs littéraires où vous pouvez aller faire un tour avec profit:

  • ressacs
  • estampilles
  • carnet d'Eric Simard
  • Bulletproof pigeons
  • tentée par
  • ballades et escales dans l'Afrique littéraire
  • kritiks
  • la lettrine
  • jeune et je lis
  • grapheus tis
  • abris de glace
  • Alain Mabouckou
  • polar bag

Et ce n'est pas fini, j'en trouverai d'autres une autre fois. Il y a encore une chose qui est sympa sur les blogs littéraires, ce sont les citations. Il faut absolument que j'ouvre un dictionnaire des citations pour trouver la petite phrase d'un autre qui fera de moi un grand auteur... AH AH AH quel bon gros blagueur je fais. Le gros avantage de ces blogs c'est qu'on y trouve des ecrits de grandes qualités et ça fait toujours du bien. Ce qu'il ya de moche par contre dans la blogosphère c'est qu'on y passe un temps fou et le resultat c'est que je n'ai rien écrit depuis un mois... Allez Julien au boulot et vous aussi bande de faineants au lieu de lire mon blog.

mardi 23 janvier 2007

Gloire et censure

Etre édité revient à vivre un rève éveillé. Je viens d'avoir un petit article dans un journal des DOM TOM. C'est très satisfaisant. Je suis aussi retenu pour quelques prix littéraires. Mais le plus grand des plaisirs c'est l'incrédulité émerveillée des amis qui avaient auparavant ce petit sourire en coin en entendant parler de vos écrits. Par contre petite déception au niveau des femmes. Disons que la valeur ajoutée est bien réelle mais pas au point de déchainer les passions. Ce qui est intéressant c'est la façon dont les gens se positionnent par rapport à mon propos. Tous ceux qui l'ont acheté l'ont lu, ce qui est plutot pas mal. Ils ont tous aimé, mais aucun n'a aimé la même chose, beaucoup ont été choqué. Certains ont aimé l'image que je donne des femmes, d'autres ont été génés. Certains ont trouvé que je parlais mal des pauvres, d'autres ont trouvé ça drole. Quand je demande quelle est la partie qu'ils ont préférés, ce n'est jamais la même réponse. Par contre ce livre m'a permis de voir la différence entre droite et gauche. Les gens de droite considèrent qu'il ne faut pas le laisser entre les mains des jeunes. Les gens de gauche s'en foutent à condition que ce ne soit pas leurs gamins. Certains de mes élèves ont beaucoup aimé, pourtant ils ont seizeans. Pour ma part, sachant que Zola, Maupassant et les camps de concentration sont au programme de troisième il est étonnant de penser que ce roman puisse choquer qui que ce soit... (rien à voir entre les trois)

lundi 15 janvier 2007

Super!


Très bonne nouvelle, il paraît qu'en fin de carrière je gagnerai quatre mille euros par mois. C'est un grand homme politique de droite qui vient de le dire si je ne me trompe. La prochaine fois que je vois mon inspectrice je penserai à lui demander d'anticiper un peu pour l'augmentation de salaire. Plus sérieusement, à chaque fois que des hommes politiques parlent de l'Education Nationale on est confronté à une ou deux alternatives:

  • Premier choix : soit ils n'y connaissent rien et sont entourés de conseillers vendus à leurs adversaires les plus farouches (ceux qui rêvent de les étrangler avec leurs tripes).
  • Deuxième choix : soit ils essayent de discréditer le monde de l'éducation et là je leur souhaite bien du courage car nous avons déjà la chance de jouir d'une très mauvaise image de marque.
  • Troisième choix : ils consomment des substances psychotropes que même nos élèves ne connaissent pas.
  • Quatrième choix : cela fait longtemps que les envahisseurs de l'espace ont pris la place de nos charismatiques leaders. Ils espèrent nous faire croire qu'il est possible d'être terrien et de croire qu'un enseignant est riche.

Allez fini de rire et bonne année à tous, avec la rentrée il est temps de retrouver nos chères petites têtes blondes, nos collègues stimulants et "last but not least" nos managers si motivants dont la droiture égale le doigté...

lundi 1 janvier 2007

Présentation en vidéo


Où l'auteur ressent une certaine excitation à se mettre au vidéoblog !





1/ Où l'écrivain s'étonne du prestige du prof-pompier



2/ Où l'écrivain rêve de mourir dans son lit pourvu qu'il y ait une femme dedans





3/ Où l'écrivain veut montrer aux élèves qu'un prof-pompier vit comme les autres

J'aurais dû faire gaffe !

Je viens de m'apercevoir que le texte de ma quatrième de couverture n'apparaît pas, c'est écrit trop petit...
Aussi je vous le redonne:

"Ce livre n'est pas très gros, néanmoins vous pourrez à la fois y trouver les divigations d'un auteur vaniteux et des considérations sur le potentiel hautement érotique des infirmières. L'auteur traite aussi de sujets plus classiques comme la chute des goélands en plein vol, la bétise de Beaudelaire, les fesses d'une professeure de Français, le coté rigolo des enterements..."

Comme vous le constatez il y a une faute de frappe sur ma quatrième de couverture mais personne ne la remarque en première lecture.

Coup de bol


Ouest France s'y met.
C'est la gloire, mon coiffeur m'a demandé un livre. Je vais pouvoir emballer un max.

N'oublions pas que la publication est avant tout une affaire de coup de bol. Surtout si on est pas un joueur de foot ou Rika Zarai.
Autre possibilité pour se faire éditer: être journaliste et avoir un sacré réseau. Je suis bien conscient qu'il y a des gens avec une dose raisonnable de talent qui n'ont pas eu la chance d'être édité. Les grands éditeurs m'ont retourné mon manuscrit sans même l'avoir ouvert, j'en suis sur j'avais mis des repères. Cela veut dire que des écrivains de talent n'auront jamais la chance d'être édité. C'est un peu triste quand on y songe.



Sous les feux de l'actualité


Les journalistes me harcèlent, non ce n'est pas tout à fait vrai. J'ai eu un article du journal "Les echos".
Le journaliste n'a pas lu mon livre mais l'article est très gentil.

Le plus important pour avoir un papier c'est d'être du cru. D'ailleurs le mot Rambouillet apparaît un certain nombre de fois dans l'article.

En vérité je ne vis plus à Rambouilet depuis mes 18 ans mais ça il a pris soin de ne pas l'écrire.



La quatrième de couverture



Pas facile de faire un petit commentaire supposé accrocher le promeneur en librairies.

Moi je me suis juste demandé ce qui serait suffisament provocateur. J'ai trouvé je crois, un peu de sexe, un peu d'insolence et hop.

En ce qui concerne ma biographie j' ai dit que j'étais "dompteur d'élèves dans l'Education Nationale" j'aurai pu mettre "éleveur de champions" mais ça aurait fait un peu vendeur de croquettes.